cool

par revuespam

« (…) Mais nous savons tous les deux que seule la peinture abstraite nous guidera sur le chemin de la vraie décontraction :p » Mail à Olivier Filippi.

Le but de l’art serait d’atteindre la vraie décontraction, et tout ce qui est faux en art s’incarnerait dans un effort pour nous faire croire à cette décontraction. L’illusion de la décontraction, c’est le cool. Il n’y a rien de plus louche qu’un artiste cool ; mais un artiste cool n’est pas forcément un mauvais artiste non plus. Simplement, il faut distinguer l’artiste qui est cool parce qu’il est à l’aise dans son vêtement de celui qui est cool parce qu’il porte les « bons » vêtements.

Il s’agirait de se sentir complètement à l’aise dans son langage, à l’aise comme dans un habit – que cet habit soit un jogging, un costume ou une camisole de force. Et donc il faudrait d’abord trouver cet habit. Je ne parle pas de la recherche d’un style décontracté, mais de la décontraction qui se produit à l’intérieur du style – quand l’intention artistique se glisse dans son véhicule. Bien sûr, tout ne « glisse » pas si facilement. Beaucoup d’éléments peuvent entraver la clarté du mouvement. Mais quand un artiste cherche sincèrement son langage, il ne le confond pas avec un style vestimentaire.

Un artiste doit lutter contre le cool, se libérer du cool entendu dans le sens général de « ce qui est cool ». Il doit retourner le mot cool dans la direction de la décontraction personnelle singulière qui lui permettra de rejoindre l’affirmation impersonnelle de son humanité non-humaine (et ouais).

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